Fragments et poussières

Tout comme vous,

J’aspire à toucher du front,

Le coeur céleste des choses.

Tout comme vous,

Le panier à la main,

Je récolte l’ombre des ombres dans

Le moindre soleil dissimulé.

Tout comme vous,

Je scrute le paysage,

Je guette l’eau des étangs,

Je soulève le terreau.

Tout comme vous,

J’aspire à frôler l’insondable,

Heurtant au passage, sous le noir

Soupirail des souvenirs,

Le corps d’une lune inconnue.

Tout comme vous,

Je suis venu ici, pour sonder les neiges éternelles

Je regarde les sommets,

La pierre froide d’où personne n’est revenu.

Trop de choses nous retiennent ici-bas.

Tout comme vous.

 

 

Le texte complet est disponible ici, en PDF : Fragments et poussières

fragments

Les odes au jardinet

 

Les Odes au Jardinet…

Les Odes au Jardinet…

Publié par Guy Rombaux sur lundi 16 janvier 2017

 

Je sais bien que tout le monde se demande : mais où est le jardin du commandant Danofsky ? Certains tournent en rond pendant des heures, cartes et boussoles à la main, le sac rempli de provisions pour la marche. Beaucoup désespèrent de le trouver. Mais où est le jardin du commandant Danofsky ?

Vue de ce point de vue, la question semble bizarre. La réponse aussi. Mon jardin n’est pas très loin du trou. Si je devais répondre à ce genre de question toute la journée, je finirais par ne plus rien faire du tout pour ne m’occuper que de vous et de vos problèmes. Et ça, il n’en est pas question. Les gens feraient mieux de s’interroger eux-mêmes plutôt que d’embêter les autres avec leurs stupidités. Posez-vous la question. Mais où est le jardin ? Voilà, c’est tout. Et ensuite, attendez de le voir.

Voir le texte complet en PDF :  Les odes au jardinet

cover jardinet

Le monde opaque

Le monde opaque

Regarde le sol

Entre les pages du livre apocryphe

De notre vie

Le réduit ciré aux odeurs d’abeilles

Où tu entrais vaincue

Nuit après nuit

Pour goûter résignée

Au culte de la reddition

Le réduit séculier

Où tu vivais l’hypnose

Des souvenirs

Épinglés vice et versa

Sur les vestiges

De nos ultimes pas de deux

Cette existence vécue

Vacillante et singulière

À simuler des chants

De murènes

Syllabes vespérales

Mélopées heurtant de leurs rimes

Le front des héros captifs et sanglants…

 

La version complète est disponible ici, en PDF : Le monde opaque